Faits divers
Conflans-Sainte-Honorine

Conflans-Sainte-Honorine : Une élève de 10 ans arrive à l'école avec un couteau dans sa trousse

Le 17 novembre dernier, une élève de CM2 de l'école élémentaire Paul-Bert, à Conflans-Sainte-Honorine est arrivée en classe avec un couteau à viande dissimulé dans sa trousse, suscitant l'inquiétude de plusieurs camarades et l'intervention rapide de l'équipe éducative.
Illustration Infosyvelines
Illustration Infosyvelines
Date de publication:
21/1/2026
Dernière modification:
21/1/2026

Selon les premiers éléments que révèle Le Parisien.fr, la fillette de 10 ans aurait menacé un camarade du même âge, conduisant les parents de cette dernière à déposer plainte et l'Éducation nationale à activer son protocole « Stop harcèlement », dans le cadre du programme de lutte contre le harcèlement scolaire désormais généralisé à toutes les écoles.

Les faits à l'école Paul-Bert

Selon les informations recueillies par les policiers, l'incident se serait produit le lundi 17 novembre 2025, dans l'école élémentaire Paul-Bert. Ce jour-là, une élève de CM2 est arrivée en classe avec un couteau à viande rangé dans sa trousse, au milieu de ses crayons et fournitures scolaires.

Le couteau aurait été montré par la fillette à trois camarades pendant la pause déjeuner, dans l'enceinte de l'école ou pendant le temps périscolaire de la mi- journée. Choquée, l'une des élèves informées aurait confié ce qu'elle venait de voir à une amie, en conflit depuis la rentrée de septembre avec la porteuse du couteau, ce qui nourrit l'hypothèse d'un contexte de tensions préexistantes entre élèves.

Menace présumée et dépôt de plainte

D'après les premiers témoignages, la fillette mise en cause aurait proféré une menace explicite à la rencontre de sa camarade, du type « Sinon, je te tue… », en lien avec ce différend installé depuis plusieurs semaines. Les parents de l'élève se sont rendus au commissariat pour déposer plainte, une démarche encouragée dans les situations, même lorsqu'elles surviennent entre enfants en milieu scolaire.

Comme dans d'autres affaires de menaces ou d'intimidations en milieu éducatif, la plainte des parents ouvre la voie à une enquête des services de police et du parquet permettant, de vérifier les circonstances exactes, la réalité des propositions rapportées et le degré d'intentionnalité de l'élève mise en cause, compte tenu de son jeune âge. Cette judiciarisation des faits s'inscrit dans la volonté nationale de ne plus minimiser les violences verbales, psychologiques ou physiques à l'école, qu'elles soient liées ou non à des situations de harcèlement.

Réaction de l'école et protocole « Stop harcèlement »

Alertée par trois élèves, une enseignante a immédiatement prévenu un animateur périscolaire, qui s'est empressé de récupérer le couteau afin de sécuriser la situation et d'écarter tout risque immédiat pour les enfants présents. Ce type d'intervention rapide correspond aux consignes de données aux personnels de l'Éducation nationale et des collectivités dans le cadre des plans de prévention des violences scolaires, qui insistent sur la nécessité de saisir l'objet dangereux, de rassurer les témoins et de signaler sans délai les faits à la hiérarchie.

Dans le cas de Conflans-Sainte-Honorine, l'Éducation nationale a activé son protocole « Stop harcèlement », déclinaison opérationnelle du programme Phare, désormais obligatoire dans toutes les écoles, collèges et lycées depuis la rentrée 2023. Ce protocole prévoit notamment l'analyse de la situation par une équipe dédiée, l'écoute des élèves concernés, l'association des familles et, si nécessaire, la mise en place de mesures éducatives, d'accompagnement psychologique ou de sanctions proportionnées à la gravité des faits.

Un débat local sur la sécurité à l'école

Si l'élément déclencheur reste ici un conflit entre deux enfants de 10 ans, l'affaire relance les interrogations sur la sécurité à l'école primaire et sur le rôle respectif des parents, de la communauté éducative et des pouvoirs publics. Des associations de parents d'élèves de la ville sont déjà engagées dans des actions de prévention, notamment autour des conduites à risque et des comportements violents, en lien avec les établissements scolaires et les services municipaux.

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