
Ce sont les agents de police nationale basés à Chartres qui ont tenté une première fois d'arrêter ce Rambolitain de 26 ans le 2 février 2026. À bord de sa voiture, il roulait à vive allure dans le département de l'Eure-et-Loir et a fini par semer les forces de l'ordre sur la RN 10 en direction de Rambouillet.
Peu de temps après, toujours sur cette route mais au niveau de Trappes, il a été retrouvé par une équipe de la BAC de Saint-Quentin-en-Yvelines en passant devant eux, toujours à une vitesse excessive. Le fuyard a ainsi parcouru une trentaine de kilomètres entre Rambouillet et Montigny-le-Bretonneux, multipliant les infractions et mettant en danger la vie d'autrui.
Le fuyard a conservé la même attitude dangereuse voire violente à l'encontre des policiers. Au niveau de l'échangeur A12/A13, il a même manqué de percuter un agent de la police municipale de Montigny-le-Bretonneux dont la patrouille avait rejoint d'initiative la poursuite et qui avait alors mis pied à terre.
Le policier municipal a subi un traumatisme important : 30 jours d'ITT (incapacité totale de travail) psychologique et 3 jours d'ITT physique ont été prescrits. Ces séquelles témoignent de la violence du choc évité de justesse et du stress post-traumatique engendré par cette situation extrêmement dangereuse.
Le jeune homme de 26 ans a poursuivi un temps sa course folle sur l'A13 en direction de Paris avant d'effectuer un demi-tour et de revenir en direction de Saint-Quentin-en-Yvelines. C'est là qu'il a finalement été intercepté et interpellé sans autre accident, mettant fin à cette folle équipée qui a mobilisé plusieurs équipages de police sur une trentaine de kilomètres.
Cette manœuvre de demi-tour sur autoroute constitue en elle-même une infraction grave et un danger majeur pour les autres usagers de la route. La coordination entre les différentes patrouilles a permis d'éviter que cette course-poursuite ne se termine en drame.
Cet habitant de Rambouillet, très défavorablement connu des services, conduisait avec un permis suspendu pour conduite sous stupéfiants. Visiblement il n'avait toujours pas compris la leçon puisqu'il a été testé positif au cannabis lors de son interpellation.
Lors de ses auditions en garde à vue devant les enquêteurs du groupe « Flag », il a fini par reconnaître les faits, les justifiant par sa consommation de drogue, de même pour les dégradations sur les véhicules de police et autres usagers de la route. Toutefois, il a nié avoir délibérément foncé sur le policier municipal, mais ses déclarations ont été mises à mal par la remise en situation effectuée par les enquêteurs.
Jugé en comparution immédiate par le tribunal judiciaire de Versailles, le chauffard a été condamné à 5 ans d'emprisonnement dont 4 ans ferme avec mandat de dépôt. Cette peine sévère reflète la gravité des faits : refus d'obtempérer, mise en danger de la vie d'autrui, conduite malgré une suspension de permis, conduite sous l'emprise de stupéfiants, violences volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique.
Le mandat de dépôt signifie que le condamné a été immédiatement incarcéré à l'issue de l'audience. Cette décision de la justice vise à sanctionner fermement un comportement récidiviste particulièrement dangereux qui aurait pu coûter la vie à un agent des forces de l'ordre et à d'autres usagers de la route.
Cette interpellation met en lumière la coordination efficace entre plusieurs services : la police nationale de Chartres, la BAC de Saint-Quentin-en-Yvelines et la police municipale de Montigny-le-Bretonneux. Cette coopération interservices et interdépartementale a permis de mettre fin à une situation extrêmement dangereuse.
Le groupe « Flag » (Flagrants délits) de Saint-Quentin-en-Yvelines a ensuite mené l'enquête, reconstituant précisément le déroulement des faits et démontrant l'intention du prévenu de percuter le policier municipal, malgré ses dénégations.