
Le 21 novembre dernier vers 11 heures, Abdulaï J., un jeune animateur périscolaire de 20 ans résidant à Houilles, a succombé à ses blessures le 2 décembre après un grave accident de moto-cross survenu dans une ruelle étroite de la commune. Selon le parquet de Versailles, deux enquêtes préliminaires sont en cours : l’une pour refus d’obtempérer et l’autre pour homicide involontaire, visant à déterminer la responsabilité éventuelle de tiers dans cet incident tragique.
Abdulaï J. quittait son domicile pour se rendre au centre de loisirs de Houilles où il exerçait comme animateur, circulant sans casque sur une moto-cross lorsqu’il a percuté une camionnette. Grièvement blessé, il a été plongé dans le coma pendant douze jours avant de décéder à l’hôpital. Les faits se sont déroulés dans une rue étroite du centre-ville de Houilles.
Les proches d’Abdulaï affirment qu’une course-poursuite avec un véhicule de police précédait l’accident, un témoin rapportant avoir vu une voiture de police rouler à vive allure derrière la moto. Me Margot Pugliese, avocate accompagnant la famille, a relayé ce témoignage : « Je ne sais pas si c’est pour cela qu’il était pris en chasse, mais il roulait sans casque ». Le parquet n’a pas confirmé cette poursuite. Un comité de soutien « La vérité pour Abdulaï » dénonce « l’opacité » sur Instagram et appelle à la transparence.
Le samedi après-midi, plusieurs centaines de personnes, dont la famille et des habitants, ont participé à une marche blanche au lieu exact de la collision à Houilles pour réclamer « Justice pour Abdulaï ». Portant des t-shirts « Vérité et Justice pour Abdulaï », les manifestants ont scandé des slogans. Le frère aîné, Taril, a déclaré : « On va continuer à se battre jusqu’à obtenir la vérité ».