
L'incident, révélé en exclusivité par RMC, a entraîné l'intervention courageuse de passagers et l'ouverture d'une enquête pour violences aggravées par le parquet de Versailles. Aucune interpellation n'a eu lieu à ce stade, le suspect étant toujours en fuite.
La victime dormait dans le train quand l'agresseur, un homme d'environ 1m85, svelte, vêtu de noir avec un ruban sur la tête, s'est approché et lui a murmuré de ne pas crier avant de sortir un couteau à lame de 15 centimètres. « J'ai senti une personne qui venait s'asseoir, donc j'ai juste ouvert les yeux... Il me fait : « Ne criez pas », tout doucement, a raconté Michel à nos confrères de RMC. Une bagarre s'ensuit : « Je me suis jeté sur sa main et j'ai crié », précise-t-il, avant de tomber au sol où des témoins, dont une dame qui lui a mis un sac sur la tête, interviennent pour le protéger jusqu'à la descente précipitée du suspect en gare du Vésinet.
Les blessures de Michel – une entaille à la joue et des griffures à la main – sont superficielles et n'nt pas requis de soins en urgence. L'enquête initiale pour tentative de vol avec violences a été requalifiée en violences aggravées après audition de la victime, et confiée au commissariat de Saint-Germain-en-Laye avec saisine de la brigade ferroviaire. Michel a déposé plainte et remercie les passagers présents dans sa rame: « Mon salut, je le dois aux personnes qui sont intervenues au moment où je suis tombé ».
Dépeint comme calme au début mais menaçant, le suspect a fui à pied après l'alarme déclenchée à Chatou. Des sources évoquent un individu de type africain dans la vingtaine, sans motif clair : « C'est complètement bizarre. Trop bizarre », s'est étonné Michel. Cet événement s'inscrit dans une série d'incidents sécuritaires dans les transports yvelinois, reflétant les risques pour les usagers quotidiens du RER A.