
Par hasard, aucun blessé n'est à déplorer ; les suspects, âgés d'une vingtaine d'années, ont été interpellés aux abords du site et placés en garde à vue.
L'incident est survenu sur le campus agricole situé route forestière des Princesses, à Saint-Germain-en-Laye, en direction de Chambourcy. Trois individus, non scolarisés dans l'établissement, entrent dans l'enceinte de ces 69 hectares de serres, champs et espaces verts traversés par des voies publiques.
L'un d'eux, armé d'une carabine à plomb, tire deux coups en direction de deux groupes d'élèves, prétendument pour « faire une blague » à des camarades rugbymen. La direction déclenche immédiatement un confinement, protégeant élèves et personnels pendant 50 minutes.
Les trois suspects fuient les lieux avant l'arrivée des forces de l'ordre, mais sont localisés et interpellés aux abords de l'Agrocampus, notamment à Chambourcy. Étudiants d'une vingtaine d'années, défavorablement connus pour infractions mineures, ils sont placés en garde à vue au commissariat de Saint-Germain-en-Laye.
Une enquête pour « violences avec arme » est ouverte et confiée à ce commissariat, sous la surveillance du parquet. Les caméras de vidéoprotection ont permis une identification rapide, soulignant l'efficacité des dispositifs de sécurité récents.
Le confinement est levé au bout de 50 minutes et des psychologues dépêchés par la préfecture des Yvelines interviennent dès le soir. Vendredi matin, une équipe du Samu renforce la cellule psychologique.
Sur le site du Parisien.fr qui a révélé l’affaire, Arnaud Péricard, le maire de Saint-Germain-en-Laye, a qualifié l'événement de « mauvaise blague de potaches » qui a servi de « test grandeur nature » au protocole de sécurité.
La Région Ile-de-France a engagé une démarche auprès de la mairie pour sécuriser cet espace impossible à clôturer en raison de sa configuration ouverte avec des serres et des champs. Les caméras installées ont joué un rôle clé dans l'identification rapide.