
En octobre 2025, La Verrière a été frappée par une série étrange d'incendies rapidement maîtrisés, où le suspect était systématiquement le premier intervenant et seul sur place. Ses rapports détaillés sur les interventions ont rapidement éveillé les soupçons de sa hiérarchie, déjà tendus par des vols de matériel comme des radios et un gilet pare-balles dans les locaux de la police municipale.
Recruté récemment, l'agent dont les prérogatives se limitaient au contrôle du stationnement et à la propreté avait démissionné peu avant que l'enquête de la police nationale ne s'intensifie, incluant une analyse de sa téléphonie.
Le 20 janvier dernier, il a été interpellé au centre de secours d'Osny puis placé en garde à vue au commissariat de Saint-Quentin-en-Yvelines pour destruction volontaire de biens. Des perquisitions à son domicile d'Achères (Yvelines), dans son vestiaire et son véhicule ont permis de retrouver les objets volés et une arme de type Airsoft. En garde à vue, il est resté « froid et détaché » selon le Parisien.fr qui révèle les faits, avant deux des trois incendies reprochés, motivés par des « pulsions » liées à un « manque de reconnaissance professionnelle ».
Prévu pour une comparaison immédiate jeudi dernier devant le tribunal judiciaire de Versailles, le procès a été renvoyé au 2 mars prochain. En attendant, le jeune homme de 22 ans purge une détention provisoire. Cette affaire est distincte des incendies d'écoles de 2023 dans la commune.