
Une conductrice de taxi de 25 ans a été arrêtée ce 1er janvier à Montigny-le-Bretonneux, dans les Yvelines, après avoir refusé d'obtempérer à un contrôle policier et fui les forces de l'ordre. Dans son véhicule, les policiers ont découvert 11 bouteilles de protoxyde d'azote, communément appelé « gaz hilarant », substance soupçonnée d'être consommée au volant. Cet incident a mis en lumière les dangers croissants de l'usage détourné de ce gaz dans le département.
L'intervention s'est déroulée dans cette commune située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Paris, où la policière a d'abord ignoré les injonctions des agents avant de prendre la fuite. Rapidement interceptée, elle a été placée en garde à vue pour refus d'obtempérer et détention de protoxyde d'azote, dont la présence massive suggère une consommation ou un trafic potentiel. Aucune information n'a filtré sur son état toxicologique précis ou les suites judiciaires immédiates.
Le protoxyde d'azote, légal pour des usages industriels ou médicaux, est détourné pour ses effets euphorisants, provoquant des vertiges, des pertes d'équilibre et des risques d'accidents graves. Dans les Yvelines, plusieurs communes comme Chanteloup-les-Vignes ont interdit sa consommation récréative sur la voie publique via des arrêtés municipaux, face à une recrudescence d'incidents. Des saisies massives, comme 30 tonnes en Essonne récemment, soulignent l'ampleur du trafic en Île-de-France.
Cet événement s'inscrit dans une vague d'interventions liées au « proto », avec des augmentations d'accidents impliquant ce gaz, comme à Lille ou Alès en 2025. La loi du 9 juillet 2025 prévoit son inclusion comme substance psychoactive aggravante pour l'homicide routier, mais les contrôles limités restent sans infraction spécifique à la conduite sous entreprise. Les forces de l'ordre des Yvelines renforcent leur vigilance, particulièrement après les fêtes.