
L'enquête débute le 9 janvier 2026 lorsque la brigade de répression du banditisme de Paris met en place une surveillance aux abords d'un lieu de rassemblement de la communauté sud-américaine à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Trois hommes au comportement suspect montent dans une voiture de location et sont pris en filature jusqu'à Gif-sur-Yvette (Essonne).
Le trio effectue des repérages évidents autour de résidences. Ils échappent aux policiers, mais un cambriolage est signalé dans le secteur dans la nuit. Les enquêteurs croisent alors les déplacements du véhicule suspect avec d'autres vols signalés dans l'Essonne, la Savoie, la Haute-Savoie et l'Eure-et-Loir. Leur point de chute est localisé à Ris-Orangis.
La bande élargit son terrain de chasse. À Chartres (Eure-et-Loir), plusieurs maisons sont visitées. Dans un appartement, les cambrioleurs escaladent les balcons mais repartent bredouilles. Le 28 janvier, ils s'attaquent à un logement en rez-de-chaussée à Élancourt (Yvelines), dérobant de nombreux bijoux de grande valeur.
Quelques heures plus tard, au retour à Ris-Orangis, les suspects sont interpellés. L'un d'eux tente de s'enfuir en sautant par une fenêtre du deuxième étage, mais il est rattrapé par les policiers qui cernaient le bâtiment, malgré une jambe blessée lors de sa chute.
Les fouilles et perquisitions permettent de retrouver le butin d'Élancourt ainsi que de nombreux autres biens volés lors des semaines précédentes. Placés en garde à vue à la PJ de la porte de Clichy, les trois hommes tentent d'abord de mentir sur leur identité et leur nationalité.
Une recherche dans les fichiers révèle rapidement leur vrai profil : des délinquants expérimentés, connus sous plusieurs alias pour des vols à Paris et au Chili. Leur casier mentionne vols de véhicules, vols avec violence et recel, avec au moins deux mandats d'arrêt chiliens et un troisième émis par le parquet d'Évreux pour une série de cambriolages dans l'Eure. L'un passe aux aveux ; les deux autres gardent le silence.
Les deux majeurs ont été placés en détention provisoire dans l'attente de leur jugement devant le tribunal correctionnel d'Évry. Le mineur de 17 ans a été dirigé vers un centre éducatif fermé et sera convoqué ultérieurement devant le tribunal pour enfants.