
Tous les conseillers département auxcandidats ont été confirmés, à une exception notable : Olivier De LaFaire , élu du canton de Versailles, écarté du mouvement pour s'être allié avec l'Union des droites et le Rassemblement national (RN) .
Une exclusion vue comme une rupture politique
L'annonce, confirmée par le président duconseil départemental Pierre Bédier , acte la rupture entrel'EPY et l'élu versaillais, accusé d'avoir trahi la ligne du parti. Élu sousl'étiquette EPY face à des concurrents issus du RN, Olivier De La Faire brigueaujourd'hui la mairie de Versailles avec le soutien de ce même parti, ce qui aconduit la majorité départementale à le placer en dehors du groupe .Il siégera désormais comme conseiller indépendant.
Soutien réaffirmé à François de Mazières
Pierre Bédier a réitéré son appui au mairesortant de Versailles, François de Mazières , qu'il jugecompétent et solidement localement. Malgré des divergences de vue que personnen’ignore, le président du département considère que François De Mazières seraréélu triomphalement.
Des investitures sans surprise dans le reste du département
Le mouvement EPY soutient notamment RichardDelepierre (MoDem) au Chesnay‑Rocquencourt, confronté à AnnePère‑Brillaut (LR), ainsi que Julien Chambon (Horizons)à Houilles, où la fin de mandat a été marquée par des tensions internes. À Conflans‑Sainte‑Honorine, LaurentBrosse (Horizons) conserve lui aussi le soutien du mouvement, malgrédes affaires judiciaires personnelles qui n’ont pas de rapport avec sa fonctiond’élu.
Dans l'agglomération deSaint-Quentin-en-Yvelines, pour Nicolas Dainville (LaVerrière) la tache sera difficile mais son bilan devrait l’aider à convaincreles électeurs.
Pierre Bédier a également confirmé sonappui à plusieurs candidats dans des villes de plus de 10 000 habitants,dont Aïcha Borges à Trappes, opposée à Ali Rabeh (Génération·s).À Maisons‑Laffitte , il accorde un soutien personnel à ArthurDehaene tout en taclant le futur ex-maire Jacques Myard ,dont les prises de position aux sénatoriales et aux législatives continuent dediviser la cité du Cheval.
A Poissy, le député et candidat auxmunicipales Karl Olive a lui aussi obtenu le soutien de l’EPY, lui qui seraconfronté à la maire LR Sandrine Berno Dos Santos laquelle n’a pas obtenul’investiture du parti dont elle est membre. La commission nationaled’investiture (CNI) qui devait statuer sur les villes de plus de 30 000n’ayant plus de réunion de prévue d’ici le premier tour le 15 mars, LR s’estvisiblement abstenu de lui accorder ses faveurs.
Durant quelques semaines du scrutin, la droite départementale s'efforce de préserver son unité face àune recomposition politique accélérée. L'exclusion d'Olivier De La Faireillustre la fermeté de la ligne défendue par EPY : refuser toute alliance avecle RN, même au prix de ruptures internes. Cette décision pourrait peser surl'équilibre des forces à Versailles, où la bataille s'annonce plus ouvertequ'attendu.