
Cette décision marque une nouvelle étape judiciaire dans un dossier emblématique du combat contre le harcèlement en milieu scolaire.
L'information judiciaire, ouverte en décembre 2025, découle de la plainte avec constitution de partie civile déposée en septembre 2024 par la mère du jeune garçon, Béatrice Le Blay. Cette procédure offre désormais aux parents un droit d'accès au dossier administratif et scolaire de leur fils, jusque-là resté confidentiel.
Nicolas avait mis fin à ses jours le 5 septembre 2023 à Poissy. Depuis, sa mère mène un combat acharné pour comprendre les manquements du système éducatif.
Les parents avaient alerté à plusieurs reprises le lycée de leur fils, puis désigné un courrier au rectorat de Versailles. La réponse, jugée glaçante à l'époque, mentionnait les « risques pénaux d'une dénonciation inexacte » des faits de harcèlement.
Cette affaire avait provoqué une onde d'indignation nationale, incitant Gabriel Attal , alors ministre de l'Éducation nationale, à qualifier cette réponse de « honte ». Une inspection ministérielle avait été diligentée, mais aucune sanction n'a finalement été prise à la rencontre de la rectrice de Versailles de l'époque, Charline Avenel.
Pour la famille, cette relance de l'enquête judiciaire est un pas en avant, mais elle souligne que les erreurs du passé continuent de se répéter. Le récent suicide de Camélia, 17 ans, en Seine-et-Marne, mi-janvier, rappelle tragiquement que le fléau du harcèlement reste d'actualité. Par solidarité, Béatrice Le Blay a adressé une lettre à la famille de l'adolescente.
Depuis la mort de son fils, Béatrice Le Blay s'est engagée dans l'association Faire face au harcèlement , qu'elle copréside avec Gabriel Attal. Ensemble, ils œuvrent à sensibiliser les établissements scolaires et à mieux accompagner les familles confrontées à ces drames.