
Trois femmes âgées ont été visées par ce trio au cours du mois de mars et début avril 2026. La première agression s'est produite le 19 mars 2026 à La Celle-Saint-Cloud : une chaîne en or et une montre à gousset ont été dérobées. Le 25 mars, toujours dans cette même commune, une autre victime a vu disparaître un bracelet en or. Enfin, le 7 avril 2026 à Nemours, en Seine-et-Marne, une alliance et un collier ont été volés à une troisième femme. L'une des victimes ne se déplaçait qu'à l'aide d'un déambulateur.
Le mode opératoire du trio était chaque fois identique. Ils ciblaient délibérément des femmes âgées marchant seules dans la rue, les abordaient en leur demandant des renseignements sur une boutique d'achat d'or, puis prétendaient être eux-mêmes intéressés par le métal précieux. Sous couvert de cet échange, ils manipulaient les bijoux portés par les victimes — au cou ou aux mains — avant de s'en emparer et de prendre la fuite.
Dès la première agression, les enquêteurs ont analysé les images de vidéosurveillance, permettant d'identifier un véhicule. À partir de la plaque d'immatriculation, ils ont retracé les verbalisations liées au véhicule pour définir des zones géographiques fréquentées par les suspects. L'exploitation des données de bornes téléphoniques a ensuite permis d'isoler deux numéros systématiquement présents lors de chaque agression. Ces éléments ont guidé les policiers jusqu'à Nemours, où le trio a été interpellé.
Le père (47 ans), la mère (49 ans) et le fils (19 ans) ont partiellement reconnu les faits lors des auditions, le père cherchant notamment à dédouaner son fils sur certains actes. Lors de la première comparution, le procès n'a pu se tenir en raison de la grève des avocats. Sans domicile établi, sans emploi et sans papiers en règle, les trois prévenus ont été placés en détention provisoire. Leur procès est fixé au vendredi 29 mai 2026 devant le tribunal de Versailles.