Faits divers
Saint-Germain-en-Laye

Saint-Germain-en-Laye : 300 teufeurs en forêt malgré l'interdiction, la police intervient

Dans la nuit de samedi à dimanche, plus de 300 teufeurs se sont rassemblés en forêt domaniale de Saint-Germain-en-Laye, au croisement de la route de la Muette et de la route Madame, pour une free party non déclarée.
Photo d'illustration
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Date de publication:
2/2/2026
Dernière modification:
2/2/2026

Les organisateurs avaient installé un important dispositif de sonorisation et de groupes électrogènes afin de pouvoir tenir la fête jusqu'au petit matin. Vers 22 heures, les forces de l'ordre constataient déjà la présence de plusieurs centaines de participants arrivés en voiture ou en covoiturage depuis différents départements franciliens. Peu avant 5 heures, le mouvement de départ s'est amorcé et, vers 9 heures, il ne restait plus qu'une trentaine de fêtards sur place. Ce type de rassemblement illégal en zone boisée est récurrent dans les Yvelines, où les massifs forestiers sont prisés pour contenir le son et limiter les nuisances pour les riverains.

Intervention des forces de l'ordre

Informée en début de soirée de la tenue effective de la fête, la police nationale a rapidement déployé des effectifs sur la zone forestière difficile d'accès. Devant l'ampleur du rassemblement,des renforts, notamment des CRS, ont été sollicités pour sécuriser les abords et éviter tout débordement. Les forces de l'ordre ont privilégié une stratégie de confinement : contrôle des accès, rappels à la loi et échanges avec les organisateurs pour limiter la durée de la fête. L'intervention s'est déroulée sans heurts majeurs, contrairement à d'autres opérations menées récemment dans le département où des tensions avaient éclaté entre participants et policiers lors de la dispersion de rave‑parties illégales.

Un arrêté préfectoral pourtant en vigueur

La veille de la fête, la préfecture des Yvelines avait pris un arrêté interdisant tout rassemblement festif à caractère musical non déclaré sur l'ensemble du département, entre le vendredi 30 janvierà 18 heures et le lundi 2 février à 8 heures. Cet arrêté visa précisait les «rave‑parties », « free parties » et teknivals, et prévoyait également des restrictions de circulation pour les véhicules transportant du matériel de sonorisation. L'objectif affiché de la préfecture était de prévenir les troubles à l'ordre public, les nuisances sonores et les risques liés à la consommation d'alcool et de stupéfiants lors de ces événements. Des arrêtés de même nature sont régulièrement pris dans plusieurs départements pour encadrer ou empêcher ce type de rassemblement non autorisé.

Nuisances sonores

Si l'événement s'est tenu au cœur de la forêt, les nuisances sonores ont été audibles jusqu'aux quartiers périphériques de Saint‑Germain‑en‑Laye et des communes voisines. Les habitants s'inquiètent également des dégradations potentielles : déchets abandonnés, traces de pneus dans les zones naturelles, risques d'incendie liés aux groupes électrogènes et aux mégots. Les massifs forestiers des Yvelines font l'objet d'une fréquentation de plus en plus importante lors de rassemblements festifs, ce qui accroît la pression sur la faune, la flore et les chemins forestiers déjà fragilisés. Les autorités rappellent que l'organisation d'une manifestation musicale d'ampleur sans autorisation expose les organisateurs à des sanctionset à la saisie du matériel de sonorisation.

Réactions et rappel à la loi

Du côté de la Préfecture, ce nouvel épisode confirme la vigilance effectuée sur les rassemblements festifs non déclarés dans le département. Les services de l'État soulignent que les dispositifs d'interdiction ne visent pas à stigmatiser une communauté, mais à garantir la sécurité des participants comme des riverains et à protéger les espaces naturels. Les associations de riverains appellent, elles, à renforcer le dialogue entre autorités, propriétaires forestiers et collectifs de teufeurs pour favoriser l'organisation d'événements encadrés, avec des sites adaptés etdes horaires négociés. Les forces de l'ordre rappellent enfin que la participation à une rave‑party illégale peut entraîner des verbalisations,notamment pour usage de stupéfiants ou infractions routières, comme cela a déjà été constaté lors d'autres free parties récentes en France.

 

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