
Un homme de 32 ans soupçonné d'avoir violé une femme de 72 ans lors d'un home-jacking aux Mureaux le 15 décembre dernier a été arrêté lundi 5 janvier 2026 et placé en garde à vue à Versailles. L'ADN prélevé sur les lieux confirme son implication, ainsi que dans un viol similaire commis en 2024 près de Rouen (Seine-Maritime). Cet Algérien sans domicile fixe, sous OQTF depuis 2023, a avoué les faits lors de son audition.
Vers 20 heures, la victime, vivant seule dans un pavillon des Mureaux, remarque sa porte-fenêtre mal fermée et aperçoit un inconnu masqué à l'extérieur. L'intrus la pousse à l'intérieur, la fait chuter, lui vole bijoux, téléphone et clés, puis l'attache avec des câbles et du linge avant de la traîner dans une chambre pour la violer brutalement. Très choquée avec des blessures au dos, à l'épaule et aux poignets, elle est transportée au centre hospitalier de Meulan-en-Yvelines.
La brigade criminelle de Versailles identifie une trace ADN qui correspond à un profil relevé lors d’un cambriolage et d'un viol non résolu en Normandie, sans identité connue initialement. Les investigations sur la téléphonie localisent le suspect chez un ami aux Mureaux, menant à son arrestation lundi soir ; un nouveau prélèvement ADN confirme les faits. Impliqué dans sept cambriolages dans les Yvelines et Seine-Maritime, il a été présenté hier juge d'instruction versaillais.
Selon l'article 222-23 du Code pénal, le viol est puni de 15 ans de réclusion criminelle, alourdie à 20 ans minimum en cas de circonstances aggravantes comme la violence, la contrainte sur une personne vulnérable, en l’occurrence une dame de 72 ans, ou commise à domicile.
Les vols aggravés (bijoux, téléphone) et la séquestration peuvent cumuler jusqu'à 10-20 ans supplémentaires, tandis que son statut de SDF sous OQTF et ses antécédents (viol en Normandie, cambriolages) aggravent le dossier, potentiellement jusqu'à 30 ans ou plus.