Faits divers
Versailles

Versailles : un gendarme accusé d'avoir contraint ses compagnes au libertinage sera jugé en mai

Un gendarme de 34 ans comparaîtra le 15 mai 2026 devant le tribunal de Versailles, accusé d'avoir forcé deux compagnes successives à pratiquer le libertinage.
Photo d'illustration - InfosYvelines
Photo d'illustration - InfosYvelines
Date de publication:
31/3/2026
Dernière modification:
31/3/2026

Des faits présumés sur près de cinq ans à Versailles

C'est une affaire sensible que le tribunal correctionnel de Versailles aura à trancher le 15 mai 2026. Un gendarme de 34 ans, anciennement affecté à la gendarmerie mobile de Satory, est accusé d'avoir contraint ses deux conjointes successives à s'offrir à d'autres hommes, dont un pompier. Les faits présumés se seraient déroulés entre le 1er septembre 2018 et le 31 juillet 2023, à Versailles, dans les Yvelines.

Selon les éléments du dossier, le mis en cause aurait parfois exigé que les scènes soient filmées, afin de les visionner ultérieurement.

Des victimes qui affirment avoir agi contre leur gré

Les deux femmes impliquées, dont l'une est elle-même gendarme, ont toutes deux affirmé avoir agi sous la contrainte. L'une des plaignantes a également dénoncé des propos dégradants et humiliants de la part du prévenu, portant notamment sur son apparence physique et son poids. Des déclarations qui alourdissent considérablement le tableau à charge contre l'accusé.

Un gendarme écarté du service actif et placé sous contrôle judiciaire

Depuis l'ouverture de la procédure judiciaire, la hiérarchie du gendarme lui a retiré son arme de service. Muté en Seine-et-Marne, il a été éloigné de toute fonction opérationnelle : lui qui exerçait les fonctions d'officier de police judiciaire (OPJ) est désormais affecté à des tâches d'archivage.

Dans l'attente de son procès, il est maintenu sous contrôle judiciaire, assorti d'une interdiction de contact avec les plaignantes et d'une interdiction de port d'arme.

Une audience fixée au 15 mai 2026 à Versailles

L'affaire sera donc portée devant le tribunal de Versailles le 15 mai 2026. Elle met en lumière des accusations graves à l'encontre d'un représentant de l'ordre, ce qui confère à ce dossier une dimension particulièrement délicate, tant sur le plan judiciaire qu'institutionnel.

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