
Magnanville (Yvelines), le 25 février 2026 — Les faits se sont déroulés le dimanche 22 février au soir, au domicile du couple à Magnanville. Aziz, 44 ans, chauffeur de bus, a hurlé à de multiples reprises à sa femme « Je vais t'égorger », sous les pleurs de leur petit garçon de 4 ans. Deux jours plus tard, il comparaissait devant le tribunal judiciaire de Versailles. Il a été condamné à un an de prison avec sursis, assortis d'une interdiction de contact avec sa victime.
La raison de cette crise ? Mariam, son épouse âgée de 28 ans, n'avait pas préparé le gâteau censé marquer la rupture du jeûne du ramadan. Aziz lui reprochait également de ne pas utiliser le robot de cuisine qu'il venait de lui offrir. Jusqu'à la diffusion d'un enregistrement sonore de la scène — traduit de l'arabe au français devant le tribunal — le prévenu niait l'intégralité des faits et « affirmait que sa femme était une menteuse », selon l'avocat de la victime. Sur cet enregistrement, on l'entend frapper les murs, menacer de l'égorger et de la priver de son fils.
À l'audience, Mariam a décrit un quotidien sous contrôle total. « Il ne veut pas que je travaille, excepté à la boulangerie à côté de chez nous. Il veut garder le contrôle sur moi. Mon monde, c'est de rester à la maison, de faire à manger et de faire le ménage », a-t-elle témoigné. Titulaire d'un bac +3 en anglais, elle exprime pourtant des ambitions personnelles et souhaite « suivre son propre chemin ». Elle décrit un homme « gentil et attentionné si je fais ce qu'il me demande », mais « très violent quand il est contrarié », bien qu'il ne l'ait « jamais frappée ».
Plusieurs épisodes illustrent cette emprise : il lui a refusé de l'argent pour acheter des chaussettes après l'avoir privée de tout moyen de paiement, et l'a empêchée en pleine nuit d'emmener leur fils aux urgences pour une otite.
Le président de séance a interpellé le prévenu : « Soyez conscient que tout cela n'est pas normal », face à un homme qui semblait ne pas avoir pleinement mesuré la gravité de ses actes. La procureure avait requis 18 mois d'emprisonnement avec sursis probatoire de 2 ans. Le tribunal a retenu le sursis probatoire mais réduit la peine à 12 mois en raison de l'absence de casier judiciaire et de violences physiques. Aziz devra par ailleurs :
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