
Le 8 février 2026 à Sartrouville dans les Yvelines, un policier en repos a été victime de menaces alors qu'il se promenait avec sa famille. « Je sais que tu es un sale raciste. Je t'ai vu à la télé. Je sais où tu habites », auraient été les propos tenus à l'encontre du fonctionnaire de police.
Ces menaces, que le tribunal de Versailles prend très au sérieux, seraient survenues lors d'un banal différend entre automobilistes. L'incident illustre la vulnérabilité des forces de l'ordre, même en dehors de leurs heures de service, et soulève des questions sur la sécurité des policiers et de leurs familles.
Cette affaire rappelle d'autres incidents survenus dans les Yvelines impliquant des policiers. En mai 2025, un fonctionnaire de police hors service avait déjà été violemment agressé à Sartrouville après une querelle de stationnement. Ces incidents témoignent d'un climat de tension autour des forces de l'ordre, y compris lorsqu'elles ne sont pas en service.
Le fait que l'agresseur présumé ait évoqué avoir vu le policier « à la télé » suggère une possible reconnaissance médiatique du fonctionnaire, ce qui pourrait constituer un facteur aggravant dans cette affaire de menaces. La mention explicite du lieu d'habitation renforce le caractère intimidant des propos.
Le tribunal de Versailles, compétent pour les affaires de violences et menaces sur personnes dépositaires de l'autorité publique dans le département, sera amené à statuer sur cette affaire. Les menaces proférées à l'encontre d'un fonctionnaire de police, même hors service, constituent une infraction pénale passible de peines de prison.
La justice des Yvelines traite régulièrement des affaires d'outrages et violences envers les forces de l'ordre. En novembre 2024, le tribunal de Versailles avait condamné un homme à 15 mois d'emprisonnement pour une « journée d'enfer » infligée aux policiers du commissariat de Houilles, comprenant insultes, violences et crachats.
Cette affaire soulève la question de la protection des policiers en dehors de leur service. Les menaces explicites concernant le domicile du fonctionnaire et le fait qu'il était accompagné de sa famille ajoutent une dimension particulièrement préoccupante à cette affaire. Les autorités devront déterminer si des mesures de protection spécifiques sont nécessaires.