
À 72 ans, l'infatigable chef d'entreprise, défenseur de l'entrepreunariat, ingénieur du CNRS, docteur en psychologie et fils de petits commerçants, retrace un parcours façonné par la volonté d’avancer, innovant autant dans la gouvernance locale que dans le soutien aux entreprises.
Né en Seine‑Saint‑Denis, Jean‑Michel Fourgous arrive dans les Yvelines en 1993 et s’impose peu à peu comme une figure centrale de la scène locale. Après un début de carrière professionnel marqué par la création d'une start‑up numérique, un brevet déposé et le prestigieux « Soft d’or », il se lance en politique. Élu député RPR à 40 ans dans la 11e circonscription des Yvelines, il intègre la commission des Finances à l’Assemblée nationale, où il s’illustre en défendant le Crédit d’Impôt Recherche et les politiques favorables aux entreprises.
À Élancourt, son action s’inscrit dans cette logique de modernisation : diffusion en ligne des mariages dès 2008 pour faciliter la participation des familles éloignées, obtention du label Marianne pour l’accueil, promotion active des synergies public‑privé. Ami d’Olivier Dassault, il met aussi ses compétences et son énergie au service de la place de l’entreprise dans la société.
Même si un sondage IFOP, mené un an avant le scrutin, lui attribue plus de 58% des intentions de vote — contre 28% pour une liste LFI, 9% pour le bloc central et 5% pour une liste émergente —, Jean‑Michel Fourgous reste prudent. « Tant que les électeurs ne sont pas passés par l’isoloir, personne n’est à l’abri d’une mauvaise surprise », rappelle‑t‑il.
Il assure toutefois que son équipe sera renouvelée à 40% en cas de réélection. Un autre sondage réalisé en 2025 indique que 86% des Élancourtois jugent sa gestion « excellente ». Sur le plan financier, la ville apparaît deux fois moins endettée que la moyenne des communes de même taille, un argument mis en avant aux côtés des projets structurants.
Emblème de cette transformation : la colline d’Élancourt, ancienne décharge de 50 hectares aujourd’hui devenue site olympique VTT pour Paris 2024. Financé par Saint‑Quentin‑en‑Yvelines, le Département et la Région, le site a accueilli les compétions de VTT qui ont vu Pauline Ferrand‑Prévot décrocher l'Or, le stade porte d'ailleurs désormais son nom.
Rouvert en mai 2025, le site offre désormais 10 km de pistes VTT, 12 km de sentiers piétons et une pumptrack, générant selon la collectivité 13 médailles tricolores pour les athlètes français et plus d’un milliard de vues sur les écrans. « On s’est longtemps gratté la tête pour savoir quoi faire de ces 50 hectares remplis de détritus. Les Jeux sont arrivés et nous avons su faire de ce site un fleuron sportif », insiste‑t‑il.
Au‑delà du sport, Élancourt met en avant une culture accessible : théâtre, médiathèque, cinéma, école de musique et animation régulière de la Commanderie, lieu emblématique de la commune. Jean‑Michel Fourgous insiste sur la volonté d’offrir à tous, jeunes et seniors, des espaces de pratiques diversifiées et de sorties culturelles régulières.
La colline vient s’inscrire dans cette logique globale : un territoire à la fois verdoyant, sportif et ouvert au public, avec un fort potentiel touristique et pédagogique pour les scolaires et les familles.
Libéral assumé, Jean‑Michel Fourgous place la sécurité en bonne place de son prochain mandat, avec l’ouverture d’un nouveau poste de police municipale. Et se félicite du choix d'Elancourt pour l'implantation de ce qui est aujourd'hui sans doute le plus beau commissariat de France. Un bâtiment moderne, performant, doté d'un stand de tir dernier cri qui met les policiers dans les meilleures conditions pour exercer leur métier. Mais rappelle-t-il avec bon sens "le bâti, quelque soit sa qualité n'est rien sans les personnes qui y travaillent et sur la manière dont les plaignants sont accueillis. Ma fierté c'est que ce commissariat dispose de trois psychologues".
La sécurité n'est toutefois qu'un volet de son programme. Expérimenté, Jean-Michel Fourgous sait que ses propositions doivent être diversifiées. C'est pourquoi il n'oublie pas pour autant les autres attentes des habitants comme le renforcement du verdissement de la ville, une attention particulière à la rénovation du bâti et à l’accès libre aux équipements sportifs dans les différents quartiers.
Sur le volet éducatif, il inscrit dans sa ligne de mire les bacheliers élancourtois, en recevant chaque année au cours d’une cérémonie officielle en mairie tous ceux qui ont obtenu une mention à l’examen. Il les encourage à viser des filières exigeantes en maths et physique rattachées à l’Université Paris‑Saclay ainsi qu’à l’UVSQ. « À eux d’avoir l’ambition d’y aller, et à nous d’en créer les conditions », conclut‑il.
Entre prudence stratégique et fortes ambitions locales, celui qui se décrit plutôt comme un « faiseur que comme un causeur » reste, à la veille du scrutin, un acteur central de la vie d’Élancourt, dans une campagne où d’autres voix viennent aussi se faire entendre sur lesquelles nous reviendrons prochainement.