
L'événement, a réuni habitants, sympathisants et élus en vue du scrutin de mars prochain. Pour l’occasion, le vice-président du Conseil régional d’Ile-de-France Patrick Karam avait fait le déplacement comme la chanteuse Catherine Lara et les anciens du PSG Jean-Claude Lemoult et Denis Troch.
Karl Olive a ouvert son discours par une affirmation forte : « Poissy, pour moi, ce n'est pas un décor. Poissy, c'est ma vie. ». Ces paroles émouvantes ancrent son engagement dans les racines profondes qu'il entretient avec la ville. « Je suis né ici. J'ai grandi à la Coudraie, dans les quartiers populaires. J'y ai vécu très tôt la mixité sociale, au quotidien. Une mixité simple, naturelle, concrète ».
Sa trajectoire éducative et familiale s'enracine aussi à Poissy : élève du collège et du lycée Le Corbusier il y a fondé sa famille. « Mes trois merveilleux enfants sont nés ici. J'ai rencontré mon épouse Céline en réanimation médicale à l’hôpital de Poissy il y a plus de trente ans. ». Ses parents ont également vécu à Poissy, son père a consacré 42 ans de sa vie professionnelle dans l'industrie automobile à Poissy : Simca, Chrysler, puis Peugeot.
Le député ne s’est pas caché derrière son petit doigt pour évoquer son élection à l’assemblée nationale.
« La députation a été pour moi une formidable expérience. Un honneur. Être élu de la Nation, dans une période historique aussi complexe, est une responsabilité que j'ai mesurée chaque jour. ». D’autant qu’il y a œuvré en étant à l’origine de plusieurs lois comme celles sur « L'interdiction des puffs, ces poisons tabagiques que l'on retrouve parfois dans les mains de gamins. La loi sur l'homicide routier, après des drames comme celui d'Antoine Alléno, fauché par un voyou en moto sous stupéfiant et en état d'ivresse. ». Il a aussi cité une loi sur les détecteurs de monoxyde de carbone et un « ticket sport-santé, à l'image des chèques déjeuners. 1 euro dans le sport c'est 13 euros d'économie pour la santé ».
L’ex-maire aujourd’hui candidat considère qu’entre 2014 et 2022, Poissy a atteint des résultats remarquables. « La ville est devenue le premier bassin d'emploi de la vallée de la Seine.) ». Un travail collectif qui a trouvé sa récompense dans les urnes lors de l'élection 2022, « Vous nous avez récompensé : 75,6% au premier tour. Le meilleur score de France pour une ville de 40.000 habitants ».
La gestion de la crise COVID a particulièrement marqué Karl Olive. « Quand les masques manquaient partout, quand l'État n'avait pas encore décidé, nous n'avons pas attendu. Nous avons anticipé. Nous avons mobilisé une entreprise locale parce que j'ai toujours cru aux circuits courts une entreprise pilotée par des Pisciacais. Nous avons fabriqué 20.000 masques, classés, préparés, distribués avec les bénévoles et les agents municipaux volontaires ».
Le candidat n'a pas ménagé ses critiques envers la gestion actuelle. Trois indicateurs l’inquiètent :
La Délinquance en hausse : « +9 % de délinquance en un an. C'est un signal d'alerte majeur sur la tranquillité publique et le cadre de vie ».
L’immobilier en baisse : « –8,6 % sur le prix de l'immobilier ancien. C'est le symptôme d'une perte d'attractivité et de confiance ».
Les dépenses en augmentation : « +8 % de hausse des charges de fonctionnement sur la seule dernière année. C'est le symbole d'une dérive des dépenses, alors même que les recettes diminuent. Ce modèle n'est pas soutenable. »
Karl Olive regrette aussi la perte d'influence de Poissy au niveau territorial : l’absence d'administrateur à Île-de-France Mobilités, la disparition de vice-présidences stratégiques au syndicat Seine-et-Oise et Handival depuis 2022-202. Il critique particulièrement l'absence d'adjoint dédié au logement : « Il n'y a plus d'adjoint au logement. Plus de rendez-vous avec un élu comme le faisait notre ancienne adjointe Aline Smani. Elle avait reçu 2000 pisciacais. Tout est concentré au cabinet ».
Le candidat mentionne l'éviction de 11 élus entre 2023 et 2025, dont 6 femmes. « Évincés non pas parce qu'ils avaient failli — leur engagement au service de Poissy a été total — mais parce qu'ils n'étaient pas d'accord ».
Karl Olive propose pour mars prochain une équipe renouvelée à 75%. Parmi les figures clés présentées : Antoine Salamone, ancien directeur du service informatique municipal; Léa Julien, spécialiste en biodiversité et environnement, et Rudy Priso, consultant financier pour assurer la transparence des finances locales.
Son programme repose sur trois axes : Une ville qui protège, une ville qui respire, une ville qui avance.
Le projet du candidat inclut un « commissariat du futur » avec « une police présente partout, dans tous les quartiers, sans exception ». Karl Olive prévoit la création de « deux annexes de la police municipale à Beauregard et à Saint-Exupéry » associées à une « police de proximité »Il insiste : « La sécurité n'est pas une idéologie. C'est un droit ».
Un pôle santé sera établi en centre-ville à la place de la trésorerie des impôts. il a rappelé que « La santé n'est pas une compétence obligatoire pour une commune. Mais c'est une responsabilité morale ». Le bâtiment est évalué à 1,1 million d'euros, et le candidat engage : « si ce n'est pas encore fait, la ville doit actionner ce droit. Parce que la santé n'attend pas ».
Face aux travaux du tramway, du boulevard de l'Europe et du pôle gare, Karl Olive a proposé une « baisse du coût du stationnement jusqu'à l'inauguration du tramway ». Conscient des enjeux, il prévoit la création de « parkings durables en entrée de ville, à commencer par celui de la piscine des Migneaux.
Une rupture majeure devrait intervenir dans l’urbanisme : « Il ne s'agit plus de construire plus. Il s'agit de construire mieux. ». Karl Olive annonce l'abandon du projet immobilier boulevard Devaux au profit d'un « poumon vert pour les familles et les tout-petits ». Rue Pasteur, aucun projet immobilier ne verra le jour tant que « les Restos du Cœur n'auront pas de solution digne. » Rue de Villiers, une solution de stationnement primera sur les 80 logements prévus.
Le candidat dit réserver une place centrale à la jeunesse. Un nouveau collège bas carbone accueillera 400 élèves au quartier Rouget-de-L‘Isle en collaboration avec le Conseil départemental des Yvelines. Un gymnase polyvalent à Saint-Exupéry remplacera l'espace Vanpoule, détruit lors des émeutes de 2023.
La rénovation du lycée Le Corbusier, soutenue par Valérie Pécresse, est saluée : « À titre personnel, je le dis simplement : quand j'ai passé mon bac en 1987, la cour était la même, le gymnase était le même, et aujourd'hui encore, les murs racontent le temps qui passe. Il était temps. Il était nécessaire. C'est une question de dignité pour nos jeunes ».
Le candidat veut aussi soutenir la diversité des parcours : enseignement public, soutien à Notre-Dame, projets comme Espérance Banlieues et pédagogies Montessori.
Ce jeudi soir, il a aussi rendu un vibrant hommage à Béatrice Le Blay, mère du petit Nicolas décédé du harcèlement deux ans et demi plus tôt. Béatrice, qui sera une des forces vives de la liste, a également écrit aux parents de la jeune Camelia, victime du même fléau Karl Olive affirme : « Béatrice sera pleinement identifiée sur ces sujets : le harcèlement, la protection de la jeunesse, l'accompagnement de jeunes parfois perdus dans une société fracturée ».
Karl Olive qui a le sens de l’amitié chevillée au corps ne pouvait pas tenir un meeting sans remettre la médaille d'honneur de l'Assemblée nationale à Michel Prost, ancien attaquant du Paris Saint-Germain et délégué aux associations depuis 2014. Ancien buteur du PSG avec « 74 matches, 22 buts », Michel Prost a marqué l'histoire en étant « le premier buteur du PSG face à l'Olympique de Marseille ».
Il a adressé à son ami sur quatre décennies : « Tu as été présent dans ma vie à tant de moments clés que j'ai parfois du mal à distinguer quand a commencé exactement notre amitié. Je sais simplement qu'elle dure depuis près de 40 ans. Et qu'elle ne m'a jamais trahi ».
Il a souligné l'impact de Michel Prost sur son parcours : « De toi, Michel, j'ai appris une chose essentielle : on peut exercer des responsabilités sans jamais perdre son humanité. On peut diriger sans écraser. Convaincre sans humilier. Tenir sans jamais renoncer ».
Avant de conclure : « Michel, je veux te le dire simplement : je te dois beaucoup. Et la ville de Poissy te doit beaucoup ».
Une phrase est revenue en boucle dans ses propos : « L'humanité n'est pas un supplément d'âme : c'est une boussole ». Karl Olive a insisté sur la nécessité d'une approche participative. La future gare de la Grande Ceinture sera « Co-construite avec les habitants, avec le CODES, avec des concertations larges et sincères » Le principe énoncé est clair : « Les maisons font la ville mais les citoyens font la cité ».
Il a aussi annoncé qu’un adjoint aux grands projets et au dialogue citoyen sera nommé pour garantir une « concertation avec les habitants en amont de chaque projet structurant ou modifiant la ville ».
Le meeting s'est achevé par la Marseillaise reprise en chœur par l’assemblée et le chant « Une autre histoire » interprété par Jeannia, jeune Pisciacaise, composant l'hymne de campagne #KO2026.
Karl Olive propose à Poissy un retour aux fondamentaux : l’engagement de terrain, l’humanité dans les décisions et l’écoute des habitants.