
Un peu plus de deux semaines après les faits, l'affaire est confirmée de la plus haute gravité. Le maire de Guyancourt, François Morton, a tenu une conférence de presse ce lundi 4 mai 2026 pour faire le point sur les suites données aux soupçons d'agression sexuelle sur une fillette de 3 ans au sein du centre de loisirs Valadon. Trois enquêtes sont désormais menées en parallèle.
Le 17 avril 2026, les parents de l'enfant ont déposé plainte auprès du commissariat d'Élancourt après que leur fille s'est plainte de douleurs intimes et a décrit le comportement inapproprié d'un animateur du centre. Un examen médical avait rapidement été réalisé à l'hôpital André-Mignot au Chesnay-Rocquencourt. L'animateur visé, qui travaille pour la commune depuis plus de 30 ans, a été immédiatement suspendu à titre conservatoire dans l'attente des conclusions des enquêtes. Plusieurs agents municipaux ont depuis été auditionnés par la police.
La première enquête, pour viol sur mineur, est conduite par les services de police à la suite de la plainte déposée par la famille. La deuxième est menée par le Service départemental à la jeunesse, à l'engagement et aux sports (SDJES). La troisième, enfin, est une enquête administrative interne lancée par la Ville elle-même, afin de déterminer s'il aurait pu y avoir des failles dans la procédure ou le fonctionnement du centre de loisirs. Les agents du site ont été reçus dans ce cadre. La règle en vigueur, rappelle le maire, est le travail en binôme : un adulte ne doit jamais se retrouver seul avec un enfant.
À l'issue de l'enquête administrative, le maire s'est engagé à présenter les conclusions aux représentants des parents d'élèves de la ville. François Morton reconnaît que quelques parents ont désinscrit leurs enfants, mais indique qu'il n'y a pas de défiance générale envers l'équipe du centre. Par ailleurs, il a annoncé avoir décidé de porter plainte pour diffamation contre des auteurs de messages publiés sur les réseaux sociaux l'accusant de complicité et de laxisme dans cette affaire.