Faits divers
Coignières

Coignières : Condamné à 20 ans pour avoir secoué à mort un enfant de 5 ans, il nie toujours

Le drame se joue le 21 décembre 2021 quand le petit garçon de 5 ans d’un couple perd conscience dans leur chambre d'hôtel ; les pompiers le transportent d'urgence à l'hôpital Necker à Paris.
Photo d'illustration
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Date de publication:
19/1/2026
Dernière modification:
19/1/2026

Les médecins, alertés par un hématome cérébral et sous-dural incompatible avec la version des parents – une chute lors d'un jeu avec sa sœur de 3 ans –, saisissent immédiatement le parquet de Versailles. Un mois plus tôt, l'enfant avait déjà été hospitalisé à Rambouillet pour des symptômes similaires, avec des ecchymoses visibles sur les genoux, les fesses et le dos.

L'autopsie et les expertises médicales

L'enfant succombe le 31 décembre 2021 malgré les soins intensifs ; l'autopsie conclut à un traumatisme crânien causé par un violent tremblement avec une forte énergie cinétique, typique du syndrome du bébé secoué. Ce mécanisme provoque des lésions internes graves sans traces extérieures évidentes, souvent mortelles chez les jeunes enfants.

Les expertises médico-légales écartent toute chute accidentelle et pointent des violences répétées, aggravées par une fragilité préalable de l'enfant. Le beau-père, seul avec le garçon lors de l'incident, est soupçonné d'avoir commis l'acte en l'absence de la mère.

Le couple et leur quotidien

La mère, victime de violences conjugales en Allemagne, avait fui avec ses deux enfants pour vivre en France avec ce nouveau compagnon, un trentenaire sans emploi stable. Les employés de l'hôtel rapportent des litiges fréquents et des enfants délaissés devant la télévision pendant que les adultes sortaient.

L'école de Coignières note de nombreuses absences de la victime, qui apparaissait craintive et fuyante, signes d'un mal-être profond. Ni la mère ni le beau-père n'ont reconnu de violences lors des premières auditions, minimisant les faits.

Le procès et les condamnations

En première instance, le beau-père écopait de 18 ans de réclusion ; la mère, 5 ans dont 4 avec sursis. À l'appel devant la cour d'assises de Nanterre, la mère absente refuse d'être rejugée ; l'accusé, défendu par Me Saïd Harir, clame son innocence avec des versions évolutives : chute sur un ballon, homme en noir, prise par les pieds sans violence.

L'avocat plaide deux heures et demie sur les lacunes du dossier, mais les jurés, convaincus par les expertises et témoignages, aggravent la peine à 20 ans ferme. Cette condamnation définitive marque la fin d'un calvaire judiciaire pour la famille élargie.

Impact local et prévention

Ce drame choque Coignières, où la protection de l'enfance est une priorité municipale, avec des structures comme la PMI et des partenariats avec le département des Yvelines. Les autorités rappellent les signaux d'alerte : absences scolaires, ecchymoses, changements de comportement chez les enfants.

En cas de soupçon, contactez le 119 (numéro national enfance en danger) ou la police ; des campagnes locales sensibilisent contre les violences intrafamiliales.

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