
Malgré la gravité des faits pour lesquels ils risquent plusieurs années de prison ferme, les malfaiteurs ont été libérés sur instruction du parquet de Versailles et attendent une convocation devant le tribunal correctionnel.
Le 6 novembre 2024 vers midi, deux hommes cagoulés font irruption dans la bijouterie Histoire d'Or située au centre commercial Auchan de Maurepas, près de Saint-Quentin-en-Yvelines. Armés de pistolets, ils brisent les vitrines à coups de marteau et s'emparent de bijoux et diamants pour un préjudice évalué à 20 000 euros.
Les employés, réactifs, activent la fermeture de la grille de sécurité, forçant les braqueurs à fuir précipitamment. Ils montent à bord d'une Renault Clio conduite par un complice, abandonnée et incendiée peu après dans le quartier des Bruyères, à proximité immédiate du centre commercial. Cet acte violent, commis en pleine journée dans un lieu privilégié par des familles, a semé la peur parmi le personnel et les clients.
Les enquêtes sont confiées à la Police judiciaire de Versailles, avec l'intervention des techniciens de la police scientifique pour relever traces, empreintes génétiques et indices ADN sur la scène de crime. Sans résultats immédiats, les enquêteurs exploitent la téléphonie, les caméras de vidéosurveillance et leurs sources pour identifier le trio.
Les suspects, jeunes hommes aux profils de délinquants locaux, sont interpellés à leurs domiciles à Maurepas, Viroflay et au Mans (Sarthe).
Ce braquage s'inscrit dans une série d'attaques contre les bijouteries en Île-de-France, présentant les risques pour les commerces de proximité comme ceux du centre commercial Pariwest-Auchan à Maurepas. Le préjudice de 20 000 euros impacte directement l'entreprise Histoire d'Or, tandis que la communauté locale exprime son soulagement face aux interpellations, malgré la libération conditionnelle.
La police scientifique continue d'analyser les éléments saisis, et le dossier pourrait évoluer avec de nouveaux témoignages ou preuves.
Les Yvelines enregistrent une recrudescence de vols violents en bande organisée, comme en témoigne l'activité soutenue de la brigade de répression du banditisme de Versailles. Ce cas illustre l'efficacité des enquêtes longues, combinant ADN, téléphonie et renseignement, même si la libération des suspects avant jugement suscite des débats sur la récidive potentielle.