Politique
Mantes-la-Ville

Mantes-la-Ville : campagne municipale sous tension, le candidat de gauche a suspendu sa candidature

À dix jours du premier tour des municipales, Nazim Bekhti, candidat de gauche à Mantes-la-Ville, a suspendu sa campagne après avoir été agressé. Le maire Sami Damergy appelle au calme, mais ses rivaux rejettent sa proposition de réunion.
Mairie de Mantes-La-Ville - PagesJaunes
Mairie de Mantes-La-Ville - PagesJaunes
Date de publication:
7/3/2026
Dernière modification:
7/3/2026

Mantes-la-Ville (Yvelines), le 6 mars 2026 — À dix jours du premier tour des élections municipales, Mantes-la-Ville traverse une crise politique et sécuritaire inédite. Les violences commises à l'encontre du candidat de gauche Nazim Bekhti ont jeté une ombre sur la campagne, reléguant au second plan les propositions des différentes listes.

Une succession d'agressions

Tout a commencé par des jets de pierre visant Nazim Bekhti dans le quartier du Domaine de la vallée. L'escalade s'est poursuivie le mardi 3 mars : le candidat a été frappé au visage dans la cité des Merisiers. Il a déposé une plainte et décidé, depuis, de suspendre temporairement ses visites de terrain. « Il est encore sous le choc de son agression et doit répondre aux nombreuses sollicitations dans le cadre de son dépôt de plainte », indique l'un de ses proches.

Le maire appelle au calme, ses rivaux répondent sèchement

Le maire sortant (sans étiquette) Sami Damergy a contacté Nazim Bekhti pour lui exprimer son soutien et a proposé aux trois autres candidats une réunion vendredi soir à l'hôtel de ville, « afin d'échanger et de réaffirmer collectivement notre attachement à une campagne digne, apaisée et respectueuse ». Mais cette invitation est restée lettre morte.

Les réactions de ses adversaires sont cinglantes. Philippe Dussault, candidat divers, n'a pas mâché ses mots : « Qu'il balaye d'abord devant sa porte ! Son discours est en inadéquation avec ce qui se passe. Comment répondre à cette invitation quand on sait sa proximité avec l'agresseur de Nazim Bekhti ? Pour nous, il est disqualifié. »

Du côté de la liste Bekhti, même froideur. « Cette réunion est loin d'être à la hauteur. Nous attendions du maire un message fort, pas cet événement auquel nous n'irons pas. Après le caillassage, il avait appelé au calme. On a vu le résultat. », a réagi un colistier.

La campagne municipale de Mantes-la-Ville, déjà marquée par les tensions entre une gauche unie, un RN menaçant et le maire sortant, entre donc dans sa dernière ligne droite dans un climat délétère, à l'opposé du débat démocratique serein qu'appellent de leurs vœux élus et citoyens.

En cliquant sur "Accepter tous les cookies", vous acceptez le stockage de cookies sur votre appareil pour améliorer la navigation sur le site, analyser l'utilisation du site et nous aider dans nos efforts marketing. Consultez notre Politique de Confidentialité pour plus d'informations.