
L'établissement dispose désormais de trois semaines pour procéder à la démolition, sous peine d'une astreinte de 10 000 euros par jour de retard pendant trois mois, soit potentiellement jusqu'à 900 000 euros.
Fin 2024, le Trianon Palace a transformé des courts de tennis existants en trois terrains de padel, installant des structures métalliques de 7 mètres de hauteur visibles depuis le parc du château de Versailles, dans un secteur patrimonial remarquable (SPR) strictement protégé.
La Ville de Versailles, alertée par des riverains du quartier Notre-Dame pour nuisances sonores et impact visuel, a émis un avertissement le 28 novembre 2024, suivi de mises en demeure et d'arrêtés municipaux les 10 décembre 2024 et 11 février 2025. L'architecte des Bâtiments de France s'était opposé au projet, soulignant les règles urbanistiques draconiennes du plus grand secteur sauvegardé de France.
En juillet 2025, le tribunal judiciaire de Versailles avait déjà condamné l'hôtel à démonter les installations dans un mois, avec une astreinte initiale de 500 euros par jour pendant trois mois (jusqu'à 45 000 euros), qualifiant le non-respect des arrêtés de « trouble manifestement illicite ». L'établissement, géré par une société liée à Michel Ohayon, avait contesté en invoquant des aménagements "modestes" sur une dalle de tennis datant de plus de 30 ans, mais sans succès.
La confirmation en appel renforce la position de la mairie, dirigée par François de Mazières (DVD), qui avait interdit la pratique du padel en soirée et week-ends pour limiter les troubles.
Cet épisode illustre les tensions entre développement sportif et préservation du patrimoine à Versailles.