En bref
- Lieu et date : Poissy, quartier Saint-Exupéry, le 28 mai 2026 au soir.
- Ce qui s'est passé : ouverture sauvage d'une bouche à incendie pour se rafraîchir.
- Conséquence : des centaines d'habitants privés d'eau pendant plusieurs heures.
- Débit gaspillé : plus de 30 000 litres par heure, soit cinq baignoires par minute.
Un quartier privé d'eau en pleine canicule
À Poissy, dans le quartier Saint-Exupéry, l'ouverture sauvage d'une bouche à incendie pour se rafraîchir a privé d'eau une partie du quartier pendant plusieurs heures, le jeudi 28 mai 2026 au soir. L'incident, relayé par La Gazette en Yvelines le 2 juin, est survenu en plein épisode de chaleur, devant un immeuble. Selon La Gazette en Yvelines, ce sont des centaines d'habitants qui se sont retrouvés sans eau au robinet.
Suez rétablit l'alimentation dans la soirée
Une borne incendie forcée provoque une chute de pression immédiate sur le réseau, qui peut couper l'alimentation des foyers alentour. Le gestionnaire de l'eau à Poissy, Suez, est intervenu pour rétablir la distribution dans la soirée. Le débit en jeu est considérable : une borne ouverte laisse échapper plus de 30 000 litres par heure, soit l'équivalent de cinq baignoires par minute, sous une pression de plusieurs bars.
La colère de la maire de Poissy
La maire de Poissy, Sandrine Berno dos Santos, a exprimé sa colère, d'autant que la Ville avait installé un brumisateur dans le quartier pour aider les habitants à supporter la chaleur. « Ce n'est ni un jeu ni une animation d'été. C'est mettre en danger tout un secteur et mobiliser inutilement des moyens déjà fortement sollicités », a-t-elle déclaré. Ce phénomène, dit « street-pooling », se multiplie pendant les vagues de chaleur.
Des risques bien réels pour tous
Au-delà du gaspillage d'eau potable, l'ouverture d'une bouche à incendie crée un danger immédiat. « Les gens se retrouvent à être pris par le geyser d'eau et se retrouver propulsés et avoir de graves traumatismes, voire mortels », alerte le capitaine Jean-Baptiste Brier, du SDIS du Val-d'Oise. Il pointe aussi les risques d'électrocution, le réseau électrique étant proche du réseau d'eau. La baisse de pression peut par ailleurs compromettre l'alimentation des lances des pompiers en cas d'incendie.
Bon à savoir
Ouvrir une bouche à incendie est un délit passible de 5 ans de prison et de 75 000 euros d'amende. À Asnières-sur-Seine, une facture de 2 000 euros a été adressée aux familles de deux adolescents de 13 et 14 ans.
Un geste lourdement sanctionné
Ouvrir une bouche à incendie n'est pas un acte anodin : c'est un délit passible de 5 ans de prison et de 75 000 euros d'amende. À Asnières-sur-Seine, une facture de 2 000 euros a été adressée aux familles de deux adolescents de 13 et 14 ans. Le phénomène se répète dans plusieurs communes franciliennes et yvelinoises, de Saint-Cyr à Vernouillet.
Quels réflexes en cas de coupure
En cas de coupure liée à une borne ouverte, les habitants sont invités à signaler l'incident à Suez et à garder une réserve d'eau. Pour se rafraîchir, mieux vaut privilégier les dispositifs municipaux : brumisateurs, îlots de fraîcheur.
La suite à surveiller
Le contexte reste tendu : avec 24,8 °C d'indicateur national, mai 2026 a été le mois de mai le plus chaud jamais enregistré en France, selon Météo-France. L'Île-de-France a connu des pics de 34 à 35 °C et des nuits autour de 22 à 23 °C, les Yvelines étant placées en vigilance jaune canicule fin mai. Tant que la chaleur dure, le risque de nouvelles ouvertures sauvages persiste : prudence et hydratation, en surveillant les enfants et les personnes âgées.