
Le premier tour a vu le maire sortant Raphaël Cognet (Horizons) arriver en tête avec 4 129 voix, soit 40,64% des suffrages exprimés, devant Adama Gaye (2 511 voix, 24,71%), Arnaud Dalbis (1 976 voix, 19,45%) et Kanza Sakat (1 309 voix, 12,88%). Arnaud Dalbis s'est retiré de la course, tandis qu'Adama Gaye a fusionné avec la liste de Kanza Sakat, formant un front uni pour le deuxième tour qui menace sérieusement le titulaire du poste. Ce positionnement rend le deuxième tour particulièrement incertain pour Raphaël Cognet
« La stratégie, c'est dedépeindre Adama comme le chef des voyous pour susciter le sentiment d'insécuritéet de peur chez les gens du centre-ville et de Gassicourt afin qu'ils votentpour Cognet », assène un premier message. Un autre évoque des argumentscomme « ils ont crié 'on est chez nous' à la mairie lors de l'annonce desrésultats », tandis qu'un troisième incite à faire croire que « les gens ducentre-ville doivent avoir l'impression que c'est l'anarchie qui arrive ». Cesrecommandations, qualifiées « d’écœurantes" par les lanceursd'alerte, visent également à briser l'image de « jeune cadre dynamique »d'Adama Gaye en tentant de le faire passer pour ce qu’il n’est pas.
Âgé de 34 ans, Adama Gaye est Investment Manager chez Orange Ventures, diplômé de Sciences Po Paris et né d'un couple sénégalo-mauritanien. Scolarisé à Mantes-la-Jolie, il a bourlingué professionnellement en Afrique (Casablanca, Côte d'Ivoire, Johannesburg) après un stage à l'ONU, avant de s'engager en politique pour ces élections municipales.
Son profil de haut niveau suscite les attaques indignes dont il est l’objet.
Bien qu'il s'en défende alors qu'il figure toujours sur le site interne de l'établissement, Raphaël Cognet est co-fondateur de Politicaë, une« école pour élus ultra conservateurs » financée par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin, catholique traditionaliste soutenant le RN, l’UDR et Éric Zemmour.