Vie locale
Maisons-Laffitte

Maisons-Laffitte : Polémique explosive autour de l'investisseur belge de l'hippodrome

À quelques semaines des élections municipales, le projet de relance de l’hippodrome de Maisons-Laffitte se retrouve au cœur d’une vive polémique. Des messages anonymes mettent en cause l’investisseur belge d’Urbion, suscitant réactions politiques et tensions locales autour d’un dossier stratégique pour la ville.
Date de publication:
10/1/2026
Dernière modification:
10/1/2026

À Maisons-Laffitte, des SMS et mails circulent depuis quelques jours, attaquant l'investisseur belge d'Urbion, choisi pour relancer l'hippodrome inactif depuis 2019. Présenté comme sérieux lors du dernier conseil municipal, cet homme d'affaires fait l'objet d'accusations graves relayées dans le microcosme local, à quelques semaines des élections municipales des 15 et 22 mars 2026.

Contexte du projet Urbion

Selon la présentation qui a été faite en décembre dernier lors du dernier conseil municipal de la mandature, la société Urbion investirait près de 40 à 50 millions d'euros pour rénover les tribunes de l'hippodrome, rachetées par la ville en 2021 avec l'aide de l'EPFIF. Le programme comprend un club sportif David Lloyd avec piscines intérieure/extérieure, spa, terrains de tennis,, un hôtel Radisson 4 étoiles de 80 chambres, un restaurant panoramique et des espaces pour séminaires. Ce développement revitaliserait la « Cité du Cheval » avec déjà de la ligne droite achevée l’été dernier.

Accusations et défenses

Les informations distillées sur le net lient l'investisseur à Nostrum Oil, accusée par le Kazakhstan d'avoir détourné de 6 à 7,5 milliards de dollars via des sociétés-écrans liées à Mukhtar Ablyazov, ex-président de BTA Bank (en faillite en 2009). Son nom apparaît dans les Pandora Pappers selon Le Soir, quotidien bruxellois de référence, sans que ce média n’ait été condamné  ni même attaqué à ce jour. 

Maire sortant qui ne se représente pas après 36 ans de mandat, Jacques Myard, 78 ans, dénonce sur Facebook et le site municipal ces « attaques lâches » pré-électorales : « Cet investisseur agit pour son compte, avec des projets majeurs en Europe, sans soupçon sur ses fonds ni souci judiciaire. Il a ma confiance. »

Franck Lelièvre, adjoint et dauphin de Jacques Myard, fustige les « méthodes indignes » : « Il s'est désengagé de Nostrum il y a dix ans ; ses capitaux sont tracés, il collabore avec des partenaires solides en Belgique, Luxembourg, Allemagne. ». Les concurrents de Franck Lelièvre contestent aussi les informations qui circulent : Charles Givadinovitch, conseiller municipal d’opposition qui a annoncé sa candidature comme tête de liste  et Benoît Dumontet, tête de liste lui aussi condamnent  de concert ce qu’ils considèrent comme des fake news et de la diffamation, appelant au respect. Valérie Singer, conseillère municipale d’opposition et ex-proche collaboratrice de la présidente de l’assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, Arthur Dehane, ex-adjoint sécessionniste de Jacques MyardAmélie Keraudren, conseillère municipale d’opposition  et Nicolas Ljubenovic, seule tête de liste à s’afficher clairement à gauche de l’échiquier politique n'ont pas réagi.

Cette affaire exacerbe les tensions : le projet Urbion, clé pour 15 réunions annuelles envisagées d'ici 2028 mais non officialisées par France Galop organisme organisateur des courses en France , pourrait être remis en cause par une alternance lors des prochaines municipales des 15 et 22 mars prochain.

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