
La ville de Versailles vient de signer une convention de 32 ans avec Engie pour convertir et étendre son réseau de chauffage urbain à la géothermie, permettant de chauffer 14 500 logements d'ici quelques années.
Actuellement alimenté au gaz, le réseau existant de 22 km sera étendu à 35 km et modernisé avec deux doublets géothermiques exploitant la nappe du Dogger à 1 500 m de profondeur, incluant quatre échangeurs de 24 MW et huit pompes à chaleur. Engie investira 110 millions d'euros via sa nouvelle filiale Verseo Geo, avec un objectif de 69% d'énergie renouvelable d'ici 2035 et une réduction de près de 70% des émissions de CO₂, soit 900 000 tonnes accordées sur la durée du contrat. Les usagers bénéficieront d'une baisse d'environ 13% de leur facture énergétique, tout en accueillant plus d'abonnés.
Le réseau desservira le château de Versailles, la mairie, l'armée, de grandes copropriétés comme Grand Siècle, les logements sociaux Richard-Mique, et s'étendra au futur quartier de Satory géré par l'EPAPS, avec 87 nouvelles sous-stations pour un total de 187. Les extensions cibleront le centre-ville (9 000 équivalents-logements supplémentaires) et le plateau de Satory (5 600 équivalents-logements), produisant 145 GWh de chaleur par une basse pression pour plus d'efficacité et de sécurité.
Le maire de Versailles François de Mazières considère que : « C'est un projet stratégique pour notre ville [...] La géothermie est l'énergie discrète et permanente qu'il fallait développer. »