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Plaisir : une fillette de 5 ans dénonce les violences conjugales de son père à l'école

Une enfant de 5 ans a alerté sa maîtresse sur les violences subies par sa mère. Le père a été condamné à 24 mois de prison par le tribunal de Versailles.
Image : Freepik
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Date de publication:
12/2/2026
Dernière modification:
12/2/2026

Une dénonciation courageuse d'une écolière

Le 3 février 2026, à Plaisir dans les Yvelines, une fillette de 5 ans se confie à sa maîtresse dès son arrivée à l'école. « Papa a fait ça à maman. Maman a mal. Papa a tapé. Il faut appeler la police », déclare l'enfant en mimant des gestes explicites : des coups de poing et un étranglement.

Deux jours plus tard, le 5 février, l'institutrice reçoit la mère de l'enfant pour lui remettre le livret scolaire. Elle remarque un hématome sous l'œil de la femme. Face aux explications de cette dernière qui affirme être tombée dans l'escalier, la petite fille se lève et s'exclame à plusieurs reprises : « C'est faux ! Papa a tapé maman ! » L'école procède immédiatement à un signalement auprès du procureur de la République.

Une emprise économique et des antécédents

Les policiers se rendent au domicile familial après que la victime n'a pas répondu à leur convocation. Sur place, ils recueillent le témoignage de la mère qui tente de couvrir son agresseur, expliquant que sa fille ment et que son mari n'a jamais levé la main sur elle.

L'enquête révèle cependant plusieurs éléments troublants. L'homme de 40 ans, cuisinier de profession, avait déjà fait l'objet d'une plainte en 2022 pour des violences contre son épouse. Il avait même été soupçonné de violences sexuelles à l'époque. Les forces de l'ordre constatent également une situation d'emprise : étant la seule source de revenus du foyer, l'homme maintient sa femme dans une dépendance économique totale.

Une condamnation ferme du tribunal de Versailles

Le 10 février 2026, l'homme comparaît devant le tribunal de Versailles. Malgré ses dénégations et ses justifications d'une « pédagogie » consistant à menacer de frapper pour « faire peur » et éviter que sa fille « fasse des sottises », le tribunal ne retient pas sa version des faits.

La juridiction a prononcé une peine de 24 mois de prison, dont 12 mois avec sursis probatoire pendant 3 ans. La partie ferme sera aménagée en semi-liberté afin de permettre au condamné de continuer à travailler et subvenir aux besoins de sa famille. Une stricte interdiction de contact avec son épouse et sa fille a été ordonnée, ainsi qu'une interdiction de se rendre au domicile conjugal.

À l'audience, la victime n'a pas souhaité s'exprimer ni se constituer partie civile, témoignant de l'emprise persistante exercée par son agresseur.

Informations pratiques :

  • Lieu : Plaisir, Yvelines (78)
  • Date des faits : 3 février 2026
  • Date de l'audience : 10 février 2026
  • Numéro d'urgence violences conjugales : 3919 (gratuit et anonyme)

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